To understand the mechanics behind a good stretching, an article from the May/June 2012 issue of Pilates Styles Magazine.

Le mot héros à l’origine, c’est-à-dire dans Homère, n’était qu’un nom donné à chacun des hommes libres qui avaient pris part à l’épopée troyenne et de qui l’on pouvait conter une histoire.

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H. Arendt, Condition de l’homme moderne, op. cit., p.210, cité par Tassin, Étienne. Le maléfice de la vie à plusieurs. Paris: Bayard, 2012. Monographie. p.250.


Questions about dance

These are questions I was asking myself. I put them in point form, it’s neater that way.

1. What is my vision of dance?

1.1 How do I clarify that vision?

2. Is dance worth pursuing?

3. Should everybody dance?

3.1. Should we encourage people to dance?

3.2. What draws people to dance? 

4. Are there better ways to dance?

4.1 How do you get better, if you can?

4.2. Should you be flexible and strong to dance?

4.3. Is technique important?

4.4 Should dance be fun?

5. Where should people dance?

5.1. Are there context where it’s innapropriate? Desirable?

5.2. Are there places where dance is valued more than others? If yes, where are those places and why do they value dance?

6. How does money, power, and sex affect dancers and dance?

6.1. Should government be involved in funding, creating, backing dance projects and movements?

6.2. What is it to be a man or a woman in dance?

6.3. Does having or not having money discourage/encourage people to dance? Does it push people towards different styles of dance?

7. How do dance ideas connect to the non-dance world?

8. Once (if) I answer my questions, what can I do about it?

8.1 Are these questions relevant?

L’acteur se fait une image du personnage mais il se fait aussi une image de lui-même : «Comment est-ce que je souhaite être vu par les autres?» L’image que l’acteur se fait de lui-même est encore plus pernicieuse que celle qu’il se fait d’un personnage. Personnellement, j’attends de l’acteur qu’il procède à une sorte d’ascèse, de dépouillement, de suspension de son moi, et qu’il porte toute son attention au personnage qu’il a à jouer.

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Alain Knapp

Féral, Josée. “Pour une autre pédagogie du théâtre : entretien avec Alain Knapp.” Jeu : revue de théâtre 63 (n.d.): 55-64. Érudit. 1992. Web. 28 Mar. 2013. <http://www.erudit.org/culture/jeu1060667/jeu1070379/27973ac.pdf>. p.62

[…] In their root meaning, for example, the word right and wrong mean “straight” and “crooked” and are thus devoid of moral implications. Nevertheless, these extremely concrete words evolved into our most elevated (and portentous) abstractions. The word transgression means “crossing the line”. The word supercilious means “raising an eyebrow.” And so on. Even the word abstraction itself contains a picture: abs = “away from”; traction = “to pull or draw.”.

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Parini, Jay. Why Poetry Matters. New Haven and London: Yale UP, 2008. Print. p.37

Dance is not about the body as the center. The body is the connection to our surroundings.

– Anna Halprin
@ Leaders at the Lab: A Conversation with Anna Halprin and Brenda Way 
Margaret Jenkins Dance Lab, SF, CA
4/9/12   (via gluestickma)

Trouver ses repères

Anna Halprin est une petite vieille fascinante. Elle a commencée à danser enfant, et continue encore, à 93 ans. Sa vie est un quasi-siècle de danse aux États-Unis.

Elle étudie la danse classique avec une émigrée russe, puis la danse moderne avec Martha Graham, elle fait du Broadway et divertit les soldats pendant la guerre. Pendant tout ce temps, elle se sent mal à l’aise avec ces danses, créées pour des corps différents, pour une époque différente. Elle décide d’improviser pour trouver d’autres mouvements.

À travers l’improvisation, Anna se libère, un moment, mais finit par frapper un autre mur. L’intuition seule ne lui permet pas d’avancer, elle tourne en rond, les même motifs se répètent. Son mari, Laurence Halprin, un architecte, crée une charte pour s’aider dans son travail et aider sa femme : les RSVP Cycles, un acronyme pour “Ressource-Score-Valuaction-Performance”.

J’ai réalisé, en travaillant, que mes problèmes surgissent lorsqu’il y a un obstacle caché que je ne peux comprendre ou ignorer. Quand je «vois» ces obstacles ou entre en contact avec ce qui me bloque, je peux y faire face. 1

-Laurence Halprin

Anna utilise la charte de son mari dans les décennies qui suivent pour créer ses oeuvres avec le San Francisco Dancers’ Workshop. Elle n’est pas la seule. Jacques Lessard, de la ville de Québec, rencontre les Halprin et les RSVP Cycles seront à la base de son théâtre Repères (1980-1994). Sans changer l’essentiel, il y ajoute quelques précisions, nées de l’expérience particulière de son groupe. Robert Lepage était un membre clé du théâtre Repères et utilise encore la charte avec sa compagnie, Ex Machina.

Repères, c’est le pendant francophone des RSVP Cycles, traduit en «Ressource-Partition-Évaluation-Représentation». Notez bien : chacune des étapes peut mener à chacune des autres.



Ressource

Le mot ressource indique qu’on établit la liste de tout les contraintes matérielles et sensibles qu’on utilisera pour notre projet. Motivations des participants, matériel utilisé, recherche des idées potentielles.

On commence par établir des objectifs. Par exemple, faire un bon spectacle, faire beaucoup de bruit, gagner de l’argent ou sensibiliser les gens aux dangers du sida. Au-delà des objectifs communs, chacun des participants doit expliquer aux autres sa motivation d’être dans ce projet, ses propre contraintes «matérielles, familiales, financières ou autres, ses intérêts, ses compétences et ses faiblesses si le reste du groupe les ignore». 2

Autant qu’une chaise ou un décor, c’est la matière avec laquelle on travaille. Une fois qu’on a établi ses objectifs de groupe on peut passer au remue-méninges. Les participants amènent quelque chose de concret sur la table : un objet, un poème, un son, mettons, et voient si ça les inspirent.

Pour la pièce Circulations de Robert Lepage, un membre de la troupe avait apporté une carte, et quelqu’un a suggéré que les routes ressemblaient à des vaisseaux sanguins. Cette ressemblance a été un des points de départ de l’écriture de la pièce.

«Le fond suit la forme», disaient les architectes du Bauhaus que le couple Halprin fréquentait, et aussi : «il faut être honnête avec son matériau».


Partition

On est familier avec les partitions musicales. C’est le même principe : c’est l’étape où les idées prennent forme dans l’espace et le temps. En ce sens, selon Laurence Halprin, même une liste d’épicerie peut être une partition. La chorégraphe Marie Chouinard fait des dessins qui représentent une série de mouvements, les pincent sur une corde à linge et change l’ordre de la séquence à son goût.

Anna Halprin travaillait avec ce qu’elle appelait des partitions semi-fermées. Ce qu’elle aimait faire, c’est dire quoi faire, mais ne pas dire comment le faire, laisser les danseurs trouver les mouvements. Pour ma part, je préfère dire aussi le comment, puisque ça peut éviter des blessures. En fait, il faut juger: est-ce que c’est pertinent, en ce moment, que je dise tout ou est-ce que je laisse les autres prendre leur chemin?

Pour commencer à «écrire» la partition, on improvise avec nos ressources. On explore. On élargit sa perception. La phase exploratoire de la partition est le seul moment du processus où il n’y a pas de jugement. Vous souvenez-vous quand vous étiez enfant?

Cette sorte de curiosité pour entrer en contact avec l’environnement - tout goûter, tout entendre, faire du bruit, voir si l’on peut faire du mal à quelque chose et si on peut se blesser soi-même - ce genre d’interaction. Ce n’est pas seulement vous qui agissez sur l’environnement, mais l’environnement à l’inverse produit un effet sur vous. Je veux parler d’un état magique de jeu. Quand ce genre d’état magique advient, on peut ressentir dans l’acte d’improviser comme si c’était l’espace qui vous faisait improviser. 3

-Lisa Nelson

Robert Lepage poursuit son travail avec une arrière-pensée : il va se produire quelque chose qui va m’aider dans ma création. Et ce quelque chose se produit, non par pensée magique, mais parce qu’il y fait attention. La vie la plus ordinaire du monde est riche d’informations. La tendance naturelle de notre cerveau est de discriminer tout ce qui n’est pas nécessaire. Ça nous empêche de devenir fou (un saint dirait Kerouac), mais on néglige des merveilles. Les artistes, eux, sont de faux enfants fous.

Avec les Cycles Repères, on ne sait pas quelle est le contenu de l’oeuvre, parce qu’on part avec, disons, un aspirateur comme inspiration. On ne sait pas quand on donnera la performance avant d’être plutôt avancé dans notre processus, car le cycle revient sur lui-même plusieurs fois au cours de la création. La représentation elle-même est une réécriture. Ce tâtonnement peut être frustrant pour les danseurs et les acteurs qui s’attendent à un chef pour les diriger, ou déficiente pour les bailleurs de fonds qui veulent qu’on sache tout d’avance.

Après avoir dit oui à tout, on filtre, on dit non à ceci et à cela. Quand on nait, il y a dans notre cerveau la possibilité d’apprendre n’importe quelle langue du monde. On va apprendre celle de nos parents (ou de la personne qui s’occupe de nous), parce que c’est ce qui nous est le plus utile. Au fil de l’exploration, certaines images s’imposent plus que d’autres, on filtre ce qu’on veut garder.

Évaluation

[…] la valeur de l’action, valeur qui permet de se poser des questions du type : pourquoi est-ce que je joue cette pièce? Est-ce que je dois détruire la partition? Est-ce que la partition contient des intentions suffisament riches? Est-ce que je dois la renforcer? 4

-Anna Halprin

Parfois je regarde des films d’Hollywood et je me dis : «Il y a des gigamillions de travailleurs dans le générique, et il y a personne qui s’est dit : c’est vraiment de la merde ce scénario, il faudrait le revoir?». Les écoles et les compagnies compartimentent les disciplines à un point où les uns ne peuvent plus correspondre avec les autres.

Le théâtre Repères de Jacques Lessard, Ex Machina de Robert Lepage et le San Francisco Dancers’ Workshop d’Anna Halprin ont tous un «chef», mais ce n’est pas un dictateur. Il écoute, il échange. Parlant d’échange, il y a chez Ex Machina un échange de personnages entre acteurs au cours de la création, comme si les personnages étaient des costumes. Une fois qu’un personnage est créé dans des improvisations par un acteur, on peut décider qu’un autre est mieux placé pour le jouer. En danse on peut aussi créer une chorégraphie sur une chanson, et voir quelle effet ça fait sur une chanson différente.

Il y a des échanges possibles, par contre, chacun a son rôle, les acteurs sont des acteurs et ne seront pas des éclairagistes s’il n’ont pas la compétence. Anna Halprin y retire une leçon humaniste : chacun y met du sien sans perdre son identité. Une leçon simple, mais complexe dans son application.



Représentation

[…] il est important de montrer son travail, cela demande une discipline qui vous entraîne vers quelque chose qui doit avoir une valeur universelle, c’est comme un test que vous faites. Cela confronte la capacité que vous avez de formuler des choses qui sont plus grandes que vous. 4

-Anna Halprin

RSVP, incidemment, c’est aussi l’acronyme de «répondez s’il-vous-plaît». Le dialogue d’un groupe de personnes qui partagent nos idées, face à un autre qui ne les connaît pas. On montre aux autres ce qu’on a fait. Si on n’est pas forcément informé sur notre oeuvre en voyant la réaction des spectateurs, on peut l’être sur eux. Après, le cycle recommence et l’ancienne création nourrit la suivante. La création n’est pas la finalité, elle n’est pas sur un pédestal, elle est une étape.



Notes

1 Halprin, Lawrence. The RSVP Cycles; Creative Processes in the Human Environment. New York: G. Braziller, 1970. Monographie. p.3

2 Lessard, Jacques. “Les cycles Repère : entrevue avec Jacques Lessard, directeur artistique du Théâtre Repère.” Entrevue par Hélène Beauchamp et Jean-Marc Larrue. L’Annuaire théâtral : revue québécoise d’études théâtrales 1990: 131-43. Érudit. Web. 30 Mar. 2013. <http://www.erudit.org/revue/annuaire/1990/v/n8/041114ar.pdf>. p.137

Kuypers, Patricia. “Approche Progressive D’une Oeuvre.” Vu Du Corps: Lisa Nelson : Mouvement Et Perception. Par Lisa Nelson. Bruxelles: Contredanse, 2001. 27-36. Monographie. p.35-36

Caux, Jacqueline. Anna Halprin: à l’origine de la performance. Lyon: Musée D’art Contemporain, 2006. Monographie. p. 101

Autres références

Caux, Patrick, et Bernard Gilbert. Ex Machina. Sillery, Québec: Septentrion, 2007. Monographie.

Lamontagne, Marie-André. “Robert Lepage, dossier de recherche.” Contact. Contact TV, 2005. Web. 30 Mar. 2013. <http://www.contacttv.net/i_dossier_recherche_contenu.php?id_article=302>.

Feel like discovering dance companies and dancers? Check out this video database by the Jacob’s Pillow Dance Center. Lots of archives you can’t find elsewhere, and some new stuff too. You can do a quiz to test if you’re able to recognize some of these famous dancers and choreographers.

Un jardin au bout du monde est né de la vision que je saisis un jour, en passant, d’un jardin plein de fleurs à la limite des terres défrichées, et de la femme y travaillant, sous le vent, en fichu de tête, qui leva vers moi le visage pour me suivre d’un long regard perplexe et suppliant que je n’ai cessé de revoir et qui n’a cessé, pendant des années, jusqu’à ce que j’obtempère, de me demander ce que tous nous demandons peut-être au fond de notre silence : Raconte ma vie.

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Roy, Gabrielle. Un jardin au bout du monde: Nouvelles. Montréal: Editions Du Boréal, 1994. Monographie. p.8


One theory argues that the cerebellum is involved in predictive movement; that is, it is involved in movement that must be planned in advance. This is often referred to as a forward model (because you are predicting what will happen in the future, which is forward in time). This theory holds that the cerebellum helps to predict the sensory consequences of motor plans (Ito, 2008). That prediction can be used to determine if the motion is being performed correctly (e.g., I am feeling what I think I should be feeling). Thus, if you decide to pick up a full carton of milk from a table, you have- in advance-a model of how that should feel and how much force you will need to pick it up. The forward model includes sensory information that is likely to accompany a movement. Having such a model can help the brain to “subtract out” any sensory feedback that is irrelevant to task performance. Have you ever noticed that it is nearly impossible to tickle yourself? In part, that is because you create a motor model that has a sensory consequence. Because you already know what the sensory consequences of tickling yourself would be, you are relatively impervious to the results of your motor action. There is less cerebellar activity in response to a self-produced tactile stimulus than to one that is externally generated, suggesting that the cerebellum plays a role in the development of the mental model (Blakemore, Wolpert, & Frith, 1998).

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Banich, Marie T., Rebecca J. Compton. Cognitive Neuroscience. Belmont, CA: Wadsworth, Cengage Learning, 2011. Print. p.116